Logement à Paris, que penser de la proposition de Benjamin Griveaux et de son apport de 100 000 euros?

Benjamin Griveaux serrant la main de Anne Hidalgo

La nouvelle est tombée il y a quelques heures et force est de constater que l’encre ne cesse de couler depuis.

En effet, hier dimanche 2 février, le candidat à la Mairie de Paris LREM, Benjamin Griveaux (et non Cédric Villani), a décidé de sortir de l’unique vague de proposition jusque-là écologique en proposant de relancer un plan de logement à Paris. 

Il suggère de réaliser un apport de 100 000 euros à toute personne désireuse d’acheter un bien immobilier à Paris. Que pouvons nous en penser à la rédaction? Nos lumières.

Quid de la proposition de Benjamin Griveaux?

Un problème de logement récurrent

Alors directement dans le vif du sujet pour comprendre ce que Benjamin Griveaux a derrière la tête.

Donc, l’ancien ministre et lieutenant fidèle d’Emmanuel Macron pendant la présidentielle 2017, souhaite investir un montant totale de 2 milliards d’euros afin de relancer l’accession à la propriété à Paris, véritable problème central souligné dans cette étude de l’INSEE.

Un dispositif pour les classes moyennes uniquement

Via un organisme dédié et créé pour l’occasion (toute comme une nouvelle police municipale dotée de moyens de « répondre » à une attaque), son objectif est de faciliter l’achat d’un bien immobilier. Cette solution est uniquement dédiée aux classes moyennes, bien entendu, les classes bourgeoises ne sont pas concernées, fort heureusement. 

Un apport de 100 000 euros sera donc financé, ce qui pourrait aider les futurs propriétaires comme les « anciens » propriétaires à déverrouiller un marché immobilier parisien où seuls les nantis peuvent investir.

Des plafonds de revenus existent et seront communiqués plus tard par Benjamin Griveaux.

Quelle contrepartie?

20% de la plus-value pour la Mairie de Paris

Bien entendu, cette possibilité n’est pas sans retour d’ascenseur puisque les nouveaux propriétaires devront alors reverser à la Mairie de Paris (qui jouera également le rôle de garante) une commission sur la plus-value de lors de la revente du bien immobilier acheté à Paris.

A noter que cette commission ne pourra pas excéder 20% du prix du bien. 

Cette mesure fait suite à différentes études mettant en exergue le fait que les acteurs ne sont pas en mesure d’investir dans l’immobilier pour une raison bien simple : un apport trop faible qui ne convainc pas les banques. 

Pour le prix d’une chambre, devenez propriétaire

En somme, compte tenu du marché immobilier parisien, cette aide de 100 000 euros équivaudrait à une chambre « en plus », ce qui va parler à son électorat familial en mal de logement.

Sans doute que différentes statistiques ont été menées pour cibler des votants spécifiques lors de chaque annonce, ce qui est de bonne guerre. 

Au final, cela concernerait, compte tenu de l’enveloppe, un peu plus de 20 000 logements à Paris. Les 2 milliards cités par Benjamin Griveaux seront « trouvés » comme tel : 

  • 700 millions d’euros de la part de la Mairie de Paris
  • 1,3 milliard d’euros dénichés sur les marchés financiers

Les logements vacants également dans le collimateur de Benjamin Griveaux

Egalement, dans le cadre de ce plan Marshall du logement, un autre point a été soulevé : le recensement des logements vacants.

L’objectif est ici d’obliger les propriétaires les plus récalcitrants à louer leur bien immobilier un Paris. Comme un air de communisme, non?

Vers une dérive des prix?

Bien entendu, l’homme est ainsi fait et un telle mesure pourrait entrainer…une forte hausse du prix de l’immobilier à Paris en 2020

Rien de plus étonnant puisque, comme souligné à l’émission des « Grandes Gueules » sur RMC ce jour, les propriétaires seront donc tentés d’augmenter le prix de leur bien en accord avec les nouveaux propriétaires. Comme cela, la plus-value est perçue disons…avant l’heure!

By admin

Passionné par l'immobilier et investisseur de longue date